Voici une photo de notre premier bureau au début de Studiométrique. Par nostalgie. On a pas l’air de travailler fort mais on a eu notre part de «rush», croyez-moi.
Mes proches le savent depuis un certain temps. On a décidé de fermer notre boîte de graphisme (Studiométrique) l’automne dernier. Certains contrats viennent à peine de se terminer, le temps de finaliser tous les dossiers.
Les affaires allaient très bien ce qui est assez ironique. On avait tout simplement le goût d’essayer autre chose. Il y a donc espoir chez les jeunes entrepreneurs. On PEUT être graphiste et bien gagner sa vie.
Voici quelques leçons et conseils que je tire de ces années à «mon compte» :
Les clients
Il faut développer une relation d’égal à égal avec les clients. On n’est pas de simples exécutants. Si un client vous engage, c’est parce qu’il n’est pas en mesure de faire le travail. Il faut donc se respecter mutuellement. Échanger, écouter, convaincre, se laisser convaincre.
Un jour, une cliente a «pété un plomb» au téléphone pour un simple problème de taille de typo. Je ne connais personne de mon entourage qui a osé me parler sur ce ton dans ma vie. Pourquoi j’accepterais qu’elle le fasse? Le jour même, je l’ai «congédié» de notre banque de clients.
Notre attitude
Il faut avoir du plaisir. Quand on est plus capable, on arrête. Tout simplement. On a qu’une vie à vivre après tout.
L’argent
Il faut charger assez cher. Nos logiciels, nos ordinateurs, notre formation : c’est dispendieux. Il faut avoir un tarif horaire réaliste si on veut survivre. Et non, 40$/heure n’est pas une bonne réponse.
S’arrêter
Il faut prendre des vacances, se ressourcer. On a toujours profité de cet avantage d’être à son compte. J’avais au moins 6 semaines de vacances par année.
Bonne chance à la relève, c’est une belle aventure!
Istockphoto proposait déjà des photos et illustrations à rabais, mais voilà qu’ils offrent maintenant des logos. Ahhhhhhhhhh misère. Il y a une bonne entrée à ce sujet sur le blogue de la Société des Designers Graphiques du Québec. À lire ici.
Merci - Merci - Merci. À Monsieur Claude Robinson de ne pas avoir lâché, d’avoir su garder espoir pendant 14 ans. David a finalement gagné contre Goliath. Je me souviens d’avoir écouté une entrevue de Robinson à l’émission Les francs-tireurs il y a des années. Je n’en revenais pas, l’évidence du plagiat par une si grande entreprise. Quelle histoire frustrante… Il s’agit d’une superbe victoire pour les droits d’auteur. BRAVO!
Voici une vidéo qui fera rire jaune les travailleurs autonomes et graphistes de ce monde. Il s’agit d’analogies pour montrer les demandes parfois douteuses des clients. Ceux qui ont déjà eu l’expérience de «négocier» la valeur d’un contrat vont grincer des dents à la regarder.
En mode, il y a un dicton qui dit grosso modo «Ne portez jamais une tendance que vous avez déjà portée. Vous êtes probablement trop vieille.» Ouch. Donc si une femme a déjà porté des blousons à épaulettes jaune citron dans les années 80, elle ne devrait pas en reporter aujourd’hui car la nouvelle mouture s’adresse plutôt aux jeunes filles (mais d’ailleurs qui voudrait porter des blousons à épaulettes démesurées à part Rihanna?). C’est un dicton, on est pas obligé de le suivre mais bon. Selon vous, est-ce qu’il s’adresse aussi au design graphique? Voici un exemple. Dans ma jeune vingtaine, le style «trash» était à la mode en typographie (David Carson régnait alors en maître). Si ce style amorce un retour en force dans les magazines, vais-je pouvoir l’utiliser dans mes créations? Où serais-je alors trop «vieille» pour l’adapter au nouveau siècle et le voir sous un nouvel angle.
Kim Cattrall (en rouge) défie le dicton dans le film Sex and the City
Je discutais avec un ami l’autre jour quand j’ai réalisé que ce qu’il me racontait (et ce qu’on entend entre les branches) ne se retrouve pas beaucoup dans les médias spécialisés en publicité/marketing. Qu’on le veuille ou non, la crise économique nous rattrape. Justement (entre les branches), on entend que certaines agences de Montréal ont coupé environ 20-25% des postes en création/design. Est-ce vrai? Est-ce des rumeurs? Comment ça va sur le terrain? J’ai fais une recherche sur le site d’Infopresse pour en savoir plus et les articles que j’ai trouvés concernant la crise économique sont toujours positifs. Par exemple, voici un extrait : «Marcel Côté, associé et fondateur du Groupe Secor, souligne que le contexte économique actuel, qui bouleverse en particulier le secteur des communications, présente des chances uniques pour les entreprises qui ne resteront pas encombrées dans “la lourdeur du passé’’.» Ailleurs sur le site, on parle des habitudes des jeunes consommateurs : «Un sondage réalisé par NewAd Média révèle le faible impact de la situation économique sur les habitudes de consommation des jeunes Canadiens. Les résultats de l’enquête témoignent de l’optimisme des jeunes: 87% d’entre eux estiment en effet que leur situation financière demeurera stable au cours de la prochaine année. Également 75% croient en l’amélioration de la situation économique au pays.»
J’imagine que ça plaît aux annonceurs (et aux agences) que les jeunes consommateurs ne se sentent pas concernés par la crise. Ça crée des pubs, ça crée du placement, ça fait rouler les affaires. D’accord, c’est probablement vrai tout cela. Mais pourquoi ne pas parler du côté plus sombre de cette période? Est-ce qu’on joue à l’autruche? C’est connu, lorsque l’économie va mal les entreprises privées ont la vieille habitude de couper dans le budget pub/marketing. Résultat, il y a moins de contrats pour les agences. Résultat, votre ami/collègue/blonde perd son emploi.
Ça me fait penser à une histoire. On raconte que l’orchestre qui était à bord du Titanic a continué à jouer sur le pont du navire pendant que celui-ci coulait. Comme si de rien n’était, parce que de toute façon il n’y avait rien à faire. Quand on n’a pas le contrôle des choses, c’est peut-être plus apaisant de couler avec le sourire.
Je suis de retour d’un superbe voyage à New-York. J’y ai passé 7 jours à marcher, découvrir, observer cette ville. Curieusement, je n’ai pas remarqué les affiches, les flyers, les pubs ou autres types de média dans la rue. Est-ce qu’il y en avait, outre à Times Square? Probablement. J’étais trop occupée le nez en l’air à regarder l’architecture de la ville. J’ai rarement vu une métropole aussi graphique. New-York, c’est du graphisme en 3D. Des ombres, de la lumière, des contrastes de taille, des accents de couleur, des textures, des formes géométriques, du plein et du vide. C’est même de la typo, avec ces grosses lettres en métal sur les édifices.
Pas surprenant que la magnifique police Gotham fut inspirée par le graphisme de vieilles enseignes à NY. On y retrouve ce mélange de rétro/modernité qui est si typique da la grosse pomme.
Aujourd’hui a eu lieu la dernière réunion des professeurs, nous sommes donc officiellement en vacances! Attention, «en vacances» ne signifie pas «aucun projet professionnel». Je vais faire des contrats pendant la période estivale (question de rester dans le coup et de m’amuser avec la suite Adobe CS4). Je vais mettre à jour ce blogue un peu plus souvent, le rush de fin de session étant terminé.
Mon collègue André Morneau (et un de mes anciens professeurs chouchou), prend sa retraite après plus de 30 ans d’enseignement dans le programme «graphisme» du Cégep de Sainte-Foy. Professeur auprès des groupes de première année, il était apprécié autant par ses étudiants que par ses collègues. Merci André et profite de cette retraite méritée. On s’ennuie déjà!
Le 23 mai 1999, je fêtais la fin de mes études en graphisme au Cégep de Sainte-Foy. 10 ans. Ça passe vite, oui et non. De penser à ce qu’il s’est passé entre 1999 et 2009, ça me rend nostalgique et heureuse à la fois. Voilà que je tombe aujourd’hui sur une photo de mon panneau à mon exposition de finissants. La photo est moche, plutôt floue, mais je reconnais les projets malgré tout et j’ai un petit sourire aux lèvres. À mes finissants qui s’apprêtent à fêter le 22 mai, je vous souhaite que du bonheur. Vous allez voir, de belles années sont à venir!
«Soixante-cinq agences, espaces urbains et expos pourront être visités gratuitement par le public à l’occasion des troisièmes Portes Ouvertes Design Montréal, les 2 et 3 mai. (...) Côté design graphique, les studios Bélanger branding et design, Toxa, Alexandre Renzo, Orangetango, Inpho, Atelier Pastille Rose, Atelier Chinotto, Baillat Cardell & fils, Feed, Paprika, Rita, Moment Factory et Atelier Louis-Charles Lasnier ouvriront leurs portes.» - via le site du magazine Grafika
Voici un lien d’intérêt pour les chercheurs d’emplois (ou de stages, bonjour aux 3e année!). Le texte est en anglais, mais si vous êtes à l’aise avec la langue de Shakespeare, voici 50 common questions & answers (during interview).
Steve Gibbs, un designer graphique, a eu la brillante idée de préparer un dossier d’images intitulé «portfolio» sur son Iphone. Il peut ainsi montrer son travail partout où il est. Pratique si une personne lui demande «qu’est-ce que tu fais dans la vie?». Un portfolio à portée de la main et de futurs contrats.
Je m'appelle Marie Pier Roy.
Je suis associée et designer graphique chez Studiométrique.
Depuis 2006, je suis souvent au Cégep
de Sainte-Foy où j’enseigne divers cours en graphisme.