Jeudi, le 22 Juillet 2010

Clients de l’enfer

On connaissait Clientcopia, Clients From Hell, voici une version québécoise Clients de l’enfer. Le titre dit tout. Il y a des perles de dialogues.

Extrait
Client : je vends trop sur ma boutique web!
Nous : Heu…???
Client : Mes employés n’ont plus rien à faire, le téléphone ne sonne plus! Il faut que les gens appellent!

mon portfolio

Depuis que l’entreprise est fermée, je voulais mettre mes expérimentations/illustrations en ligne pour garder des traces de mes projets plus artistiques que corporatifs. Le temps manquait comme toujours. Durant l’été, je n’ai pas de raison car je suis en vacances 8 semaines (le grand avantage d’être professeur, ne me lancez pas de pierres). J’ai testé Tumblr et j’ai adoré. Gratuit, facile à utiliser, plusieurs modèles de design. Bref, un après-midi plus tard (le temps de retrouver mes projets) et j’avais un portfolio en ligne. Magie!

Dimanche, le 02 Mai 2010

Colloque éco-responsabilité

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Je suis allée à Montréal la semaine dernière pour assister au colloque sur l’éco-responsabilité de l’industrie graphique, un événement organisé par l’Institut des communications graphiques du Québec. J’ai bien aimé l’expérience et voici un pêle-mêle des citations, extraits et statistiques recueillis ça et là.

Projetpact : PACT est un organisme à but non lucratif créé en 2009. Il fait la promotion du design graphique responsable qui consiste à intégrer les principes du développement durable dès la conception graphique d’une marque, d’un bien ou d’un service. Le but? Faire sa marque sans alourdir son empreinte.

«80% des impacts environnementaux et sociaux des produits et services peuvent être déterminés lors de la conception» (selon l’Institut de développement de produits, «État de l’art», 2008). Le designer graphique occupe donc une position stratégique, puisqu’il est en amont du projet.

Pour voir des projets d’emballage éco-responsable d’étudiants de l’UQÀM, visitez ce site.

Une boîte de design de Montréal se spécialise dans l’éco-design : Perennia. Elle fournit sur son site une liste de contrôle pour concevoir un design tout en réduisant son empreinte écologique.

Les 10 commandements du designer industriel Dieter Rams sont encore un exemple à suivre. Ce designer était même plutôt avant-gardiste à lire les points 7 et 8, soit « Le bon design est durable» et «le bon design se préoccupe de l’environnement» (le document a été écrit dans les années 80, avant l’ère environnementale).

Découverte d’un centre de recherche : le Ciraig. «Le CIRAIG a été crée afin de répondre à la demande de l’industrie et des gouvernements qui souhaitent développer une expertise universitaire de pointe sur les outils du développement durable (dixit leur site).» Ils se spécialisent dans l’analyse du cycle de vie d’un produit. Par exemple, en analysant le cycle d’un imprimé, on découvre les matières et produits toxiques que ce type de média exigent : eau, pétrole, fer/acier (les plaques d’impression), bauxite, gaz naturel, éthanol, cuivre, solvants, résines, électricité, encres, essence, papier, etc. Bref, un imprimé ça pollue. L’industrie de l’imprimerie tente donc de réduire les produits toxiques dans la chaîne de production.

Les points chauds du cycle de vie d’un imprimé : la forêt et le papier (50-70%), le matériel informatique (- de 5%); les plaques, les encres (12-17%), l’impression, les presses (12-17%); le transport (1-10%, ça dépend de la proximité de l’imprimeur du lieu de distribution); la fin de vie du produit ( 1-10% selon la finale : poubelle, recyclage, compost).

Pour être éco-responsable concernant les matières premières : bien cibler la clientèle pour utiliser le médium le plus efficace, bien cibler la quantité (pas de surplus), choisir des papiers/cartons recyclés, choisir des produits locaux.

Utiliser des papiers qui portent une certification de la FSC, la norme CSA ou la norme SFI qui assurent un aménagement forestier durable de la part de l’industrie forestière.

Appliquer le principe des 3R : réduire, réutiliser, recycler. Un exemple pour «réutiliser»? Ce carton d’invitation à une épluchette de blé d’inde qui sert d’assiette lors de l’événement (carton conçu par les étudiants Patrick Evans et Ariane Perpignani de l’UQÀM).

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À l’étape de l’impression, questionner le fournisseur sur ses méthodes (encres, plaques, économie d’énergie). Est-ce qu’il est éco-responsable de son côté? Est-ce qu’il optimise par exemple les feuilles de presse pour éviter les pertes?

Pour le transport, tenter de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. C’est le gros bon sens : si le dépliant est distribué à Montréal, imprimer à Montréal. Si c’est à Rimouski, trouver un fournisseur là-bas.

Valoriser le recyclage : inviter les gens à recycler en inscrivant un message à ce propos à l’endos des publications. Sensibiliser, éduquer.

Un rapport beau et bon à consulter : le rapport sur le développement durable par l’entreprise Cascades (document conçu par l’agence Paprika).

En Europe, on retrouve sur la facture d’un achat (par exemple à l’épicerie) un rapport de l’émission de carbone que ce produit a engendré. À quand cette pratique au Canada?

«Le virage vert doit être un moteur à l’innovation plutôt qu’une contrainte.» Il faut rechercher des solutions nouvelles, innover, prendre des risques. Exemple, revoir notre conception d’un bel emballage. L’approche peut être plus minimaliste (moins de surfaces imprimées, pas de vernis brillant).

Le bureau de la concurrence Canada et l’Association canadienne de normalisation ont produit un Guide pour l’industrie et les publicitaires.

Est-ce que les encres sont libres de métaux lourds? «Non, il y a toujours une infime quantité de métaux lourds reliés aux siccatifs». Les encres sont-elles biodégradables et compostables? « Non, il y a encore des composantes qui sont difficilement dégradables, en particulier les pigments organiques (encres végétales)» (conférence de Michel Aubry, directeur d’une entreprise qui produit des encres).

Encres végétales = c’est bien mais pas encore au point. Il y a quand même des produits toxiques dans les préparations. Il y a aussi un problème. Les encres biologiques sont conçues à partir de lin, de soya ou d’huile de palmier. On privilégie quoi? Un champs agricole pour produire un produit éco-responsable ou un champs pour produire des aliments?

Un organisme à consulter pour tout se qui concerne l’environnement, un leader au Québec : Équiterre.

Voilà! Désolé s’il y a des fautes, cette entrée était longue à réaliser et je manque de temps.

Mercredi, le 28 Avril 2010

Portes ouvertes à Montréal

Les designers et architectes montréalais ouvrent à nouveau leurs portes au grand public les 1er et 2 mai 2010, de midi à 17 h. Si vous êtes à Montréal en fin de semaine…

Mardi, le 20 Avril 2010

utilise.ca

Rémi Prévost vient de lancer le site utilise.ca en s’inspirant de la version anglaise (The Setup). Le principe? Une série d’entrevues avec des programmeurs/intégrateurs/designers/geeks qui expliquent leurs «setup», les logiciels avec lesquels ils travaillent au quotidien. Je ne connaissais pas le principe et j’adore! J’ai découvert de nouvelles applications et je vais m’abonner au fil RSS pour recevoir les nouvelles entrées. Pour l’instant, la version québécoise comprend 2 entrevues mais ça promet. Belle initiative.

Lundi, le 19 Avril 2010

Calculer son taux horaire

Comment arriver au bon chiffre. 40$/heure, 60$/heure, 80$/heure?
L’AIGA explique le calcul (en anglais) pour trouver son taux horaire en tant que travailleur autonome.

Pourquoi ne pas devenir designer?

Voici un projet universitaire de Jean-Michel Tardif (un autre ancien du Cégep de Sainte-Foy). Comme bien des graphistes en formation et sur le marché du travail, il s’est posé cette question. Il a ensuite fait un sondage auprès de 60 designers/étudiants/enseignants et voici le résultat.

Si j’avais eu à répondre, j’aurais probablement dit que le design est un métier où nos goûts, nos convictions et notre ego sont trop souvent ébranlés. Malgré tout, c’est le domaine le plus passionnant que je connaisse. C’est pour cette raison que je préfère maintenant enseigner que pratiquer. Merci Jean-Michel pour cette bonne idée! Il devrait en exister un pour chaque métier. On sait très bien que le gazon a toujours l’air plus vert chez les voisins. Et pourtant…

Lundi, le 25 Janvier 2010

Tourner la page

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Voici une photo de notre premier bureau au début de Studiométrique. Par nostalgie. On a pas l’air de travailler fort mais on a eu notre part de «rush», croyez-moi.

Mes proches le savent depuis un certain temps. On a décidé de fermer notre boîte de graphisme (Studiométrique) l’automne dernier. Certains contrats viennent à peine de se terminer, le temps de finaliser tous les dossiers.

Les affaires allaient très bien ce qui est assez ironique. On avait tout simplement le goût d’essayer autre chose. Il y a donc espoir chez les jeunes entrepreneurs. On PEUT être graphiste et bien gagner sa vie.

Voici quelques leçons et conseils que je tire de ces années à «mon compte» :

Les clients
Il faut développer une relation d’égal à égal avec les clients. On n’est pas de simples exécutants. Si un client vous engage, c’est parce qu’il n’est pas en mesure de faire le travail. Il faut donc se respecter mutuellement. Échanger, écouter, convaincre, se laisser convaincre.

Un jour, une cliente a «pété un plomb» au téléphone pour un simple problème de taille de typo. Je ne connais personne de mon entourage qui a osé me parler sur ce ton dans ma vie. Pourquoi j’accepterais qu’elle le fasse? Le jour même, je l’ai «congédié» de notre banque de clients.

Notre attitude
Il faut avoir du plaisir. Quand on est plus capable, on arrête. Tout simplement. On a qu’une vie à vivre après tout.

L’argent
Il faut charger assez cher. Nos logiciels, nos ordinateurs, notre formation : c’est dispendieux. Il faut avoir un tarif horaire réaliste si on veut survivre. Et non, 40$/heure n’est pas une bonne réponse.

S’arrêter
Il faut prendre des vacances, se ressourcer. On a toujours profité de cet avantage d’être à son compte. J’avais au moins 6 semaines de vacances par année.

Bonne chance à la relève, c’est une belle aventure!

Bureau d’agence : Parliament

OK. Voici un bureau qui a de la gueule. Le bureau de l’agence Parliament, à Portland (Oregon, USA).
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via le blogue de design d’intérieur Design*Sponge

Jeudi, le 24 Septembre 2009

Usine à logos

Istockphoto proposait déjà des photos et illustrations à rabais, mais voilà qu’ils offrent maintenant des logos. Ahhhhhhhhhh misère. Il y a une bonne entrée à ce sujet sur le blogue de la Société des Designers Graphiques du Québec. À lire ici.

Dimanche, le 13 Septembre 2009

cadeaux pour graphiste

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Vu sur le site de Veer

Non non, le fait que ce soit ma fête bientôt n’a rien à voir.

Vendredi, le 28 Août 2009

Claude Robinson

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Photo : François Roy, La Presse

Merci - Merci - Merci. À Monsieur Claude Robinson de ne pas avoir lâché, d’avoir su garder espoir pendant 14 ans. David a finalement gagné contre Goliath. Je me souviens d’avoir écouté une entrevue de Robinson à l’émission Les francs-tireurs il y a des années. Je n’en revenais pas, l’évidence du plagiat par une si grande entreprise. Quelle histoire frustrante… Il s’agit d’une superbe victoire pour les droits d’auteur. BRAVO!

Vendredi, le 21 Août 2009

travail autonome + argent + client

Voici une vidéo qui fera rire jaune les travailleurs autonomes et graphistes de ce monde. Il s’agit d’analogies pour montrer les demandes parfois douteuses des clients. Ceux qui ont déjà eu l’expérience de «négocier» la valeur d’un contrat vont grincer des dents à la regarder.

Via le blogue de la designer Marie-Claude Doyon. Merci de cette découverte.

Mercredi, le 19 Août 2009

Design et tendances : passer son tour?

En mode, il y a un dicton qui dit grosso modo «Ne portez jamais une tendance que vous avez déjà portée. Vous êtes probablement trop vieille.» Ouch. Donc si une femme a déjà porté des blousons à épaulettes jaune citron dans les années 80, elle ne devrait pas en reporter aujourd’hui car la nouvelle mouture s’adresse plutôt aux jeunes filles (mais d’ailleurs qui voudrait porter des blousons à épaulettes démesurées à part Rihanna?). C’est un dicton, on est pas obligé de le suivre mais bon. Selon vous, est-ce qu’il s’adresse aussi au design graphique? Voici un exemple. Dans ma jeune vingtaine, le style «trash» était à la mode en typographie (David Carson régnait alors en maître). Si ce style amorce un retour en force dans les magazines, vais-je pouvoir l’utiliser dans mes créations? Où serais-je alors trop «vieille» pour l’adapter au nouveau siècle et le voir sous un nouvel angle.

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Kim Cattrall (en rouge) défie le dicton dans le film Sex and the City

Samedi, le 25 Juillet 2009

La crise économique dans la pub. Quelle crise?

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Je discutais avec un ami l’autre jour quand j’ai réalisé que ce qu’il me racontait (et ce qu’on entend entre les branches) ne se retrouve pas beaucoup dans les médias spécialisés en publicité/marketing. Qu’on le veuille ou non, la crise économique nous rattrape. Justement (entre les branches), on entend que certaines agences de Montréal ont coupé environ 20-25% des postes en création/design. Est-ce vrai? Est-ce des rumeurs? Comment ça va sur le terrain? J’ai fais une recherche sur le site d’Infopresse pour en savoir plus et les articles que j’ai trouvés concernant la crise économique sont toujours positifs. Par exemple, voici un extrait : «Marcel Côté, associé et fondateur du Groupe Secor, souligne que le contexte économique actuel, qui bouleverse en particulier le secteur des communications, présente des chances uniques pour les entreprises qui ne resteront pas encombrées dans “la lourdeur du passé’’.» Ailleurs sur le site, on parle des habitudes des jeunes consommateurs : «Un sondage réalisé par NewAd Média révèle le faible impact de la situation économique sur les habitudes de consommation des jeunes Canadiens. Les résultats de l’enquête témoignent de l’optimisme des jeunes: 87% d’entre eux estiment en effet que leur situation financière demeurera stable au cours de la prochaine année. Également 75% croient en l’amélioration de la situation économique au pays.»

J’imagine que ça plaît aux annonceurs (et aux agences) que les jeunes consommateurs ne se sentent pas concernés par la crise. Ça crée des pubs, ça crée du placement, ça fait rouler les affaires. D’accord, c’est probablement vrai tout cela. Mais pourquoi ne pas parler du côté plus sombre de cette période? Est-ce qu’on joue à l’autruche? C’est connu, lorsque l’économie va mal les entreprises privées ont la vieille habitude de couper dans le budget pub/marketing. Résultat, il y a moins de contrats pour les agences. Résultat, votre ami/collègue/blonde perd son emploi.

Ça me fait penser à une histoire. On raconte que l’orchestre qui était à bord du Titanic a continué à jouer sur le pont du navire pendant que celui-ci coulait. Comme si de rien n’était, parce que de toute façon il n’y avait rien à faire. Quand on n’a pas le contrôle des choses, c’est peut-être plus apaisant de couler avec le sourire.

Et vous, quels sont les échos de votre côté?