Je tentais de peser le pour du contre depuis quelques mois. Je suivais des amis et professionnels du milieu et j’avais le goût de me lancer. Cette semaine est définitivement la semaine «To-Do list», car je viens de m’abonner sur le site Twitter. En plus d’avoir lancé mon portfolio créatif. En plus d’avoir tenté de faire le ménage de mes back-ups (wow). Sur Twitter, je veux y parler de design mais peut-être moins de graphisme car mon blogue s’y consacre déjà. J’ai plutôt envie de partager mes trouvailles en design industriel, en décoration, en architecture et autres belles choses qui rendent le quotidien plus coquet. Ce sera peut-être aussi une façon de garder le contact avec mes étudiants/anciens étudiants car je les refusais sur mon compte Facebook (question de vie privée quand même, pas que je suis méchante). Voilà ma maison Twitter : marie_pier_roy
Ah, la photo c’est moi. J’ai réalisé dernièrement que je n’ai jamais placé une photo de moi sur ce blogue. C’est bien de voir la «binette» des gens de temps à autre… Bonjour aux inconnus qui me suivent.
*Merci à CFD pour la photo
Extrait Client : je vends trop sur ma boutique web!
Nous : Heu…???
Client : Mes employés n’ont plus rien à faire, le téléphone ne sonne plus! Il faut que les gens appellent!
Depuis que l’entreprise est fermée, je voulais mettre mes expérimentations/illustrations en ligne pour garder des traces de mes projets plus artistiques que corporatifs. Le temps manquait comme toujours. Durant l’été, je n’ai pas de raison car je suis en vacances 8 semaines (le grand avantage d’être professeur, ne me lancez pas de pierres). J’ai testé Tumblr et j’ai adoré. Gratuit, facile à utiliser, plusieurs modèles de design. Bref, un après-midi plus tard (le temps de retrouver mes projets) et j’avais un portfolio en ligne. Magie!
Une nouvelle application me rend la vie plus agréable à chaque jour : Evernote. Voici l’histoire de ma rencontre avec cet outil.
Ceux qui me connaissent bien savent que je suis une passionnée de la décoration. Je visite à chaque jour plusieurs sites/blogues sur le sujet. Jusqu’à récemment j’accumulais des images, photos, trucs, descriptions et autres machins dans un dossier sur mon ordinateur. Ça me demande d’être très organisée et… parfois on se laisse aller et ça devient rapidement le bordel. J’avais aussi de la difficulté à retrouver certaines images dans le dossier tellement il était «abusivement gros». C’est alors qu’on m’a conseillé d’essayer Evernote. Ahhhh le bonheur. C’est facile à utiliser, gratuit (il faut payer pour un plus gros volume de sauvegarde) et intuitif. J’ai créé 4 grands dossiers par thème dans lesquels je peux copier/coller du matériel. Par exemple, il y a un dossier pour le design graphique, le multimédia et un dossier pour la décoration (mon autre passion). Chaque fois que je trouve un truc intéressant en ligne, je crée une nouvelle note dans l’application. J’inscris un titre, je copie/colle les images et les textes du site à l’intérieur de ma note (comme dans un courriel). Je place la note dans le bon dossier et je lui accorde un mot clé, par exemple «cuisine». De cette façon, je peux faire une recherche précise et voir tout ce qui concerne ce sujet dans mon dossier Evernote. Génial! Allez faire un tour sur leur site, c’est bien expliqué.
Au mois de mai dernier, j’ai passé quelques jours à New-York. Sur ma liste de «choses à voir», il y avait le High Line. Il s’agit d’une promenade au-dessus de la ville sur d’anciens chemins de fer. Coup de coeur.Je vous recommande d’y aller lors de votre prochaine visite et d’apporter un lunch avec vous. Il y a des chaises et des tables pour profiter de l’espace. L’aménagement paysager est superbe. Très contemporain comme approche, une belle initiative de la ville pour revitaliser cette zone.
Je suis en vacances depuis plus d’une semaine. J’ai des choses à raconter, à montrer, j’accumule le tout dans un dossier et je veux mettre à jour ce blogue bientôt. Pour l’instant, c’est la décompression. Je m’en vais à la pêche, au nord du Québec, dans un hydravion, avec ma famille et le design sera le dernier de mes soucis. Bonne St-Jean à tous les Québécois!
Je reviens de New York et je vais avoir des trucs à raconter, mais pour l’instant voici une pub fort sympathique. Attitude! «You can go with this or you can go with that».
Être professeur au mois de mai, c’est faire de la correction pendant 2 semaines et c’est apprendre à résister à la tentation de faire autre chose (comme d’aller au webcamp qui a eu lieu dernièrement). C’était bien? Dommage que je n’ai pas pu y assister. À l’école, on est justement dans les discussions et les débats sur la façon d’enseigner le multimédia à nos étudiants. Qu’est-ce qui est le plus important? Le design, la technique, l’intégration, les limites du médium, les logiciels, les méthodes de travail, la culture web? J’ai vu que la formation était l’un des sujets de l’événement et j’aurais bien aimer entendre les gens de l’industrie. Quelle place le numérique devrait-il prendre dans la formation des graphistes en 2010? Personnellement, je pense que le numérique mérite une belle grande place, mais de trouver le juste milieu n’est pas chose facile. On va trouver une solution, mais il faudra couper quelque part dans l’imprimé car la formation dure toujours 3 ans. On coupe où?
J’ai ajouté une nouvelle catégorie à mon blogue : «La vie de prof», afin de tagger les sujets entourant mon travail.
Le Salon des Générations
C’est quoi ce nom? Sur le site, ils décrivent le salon comme «l’événement de l’année au Canada pour les baby boomers et leur famille.» On a définitivement un problème avec la vieillesse dans notre société quand on est incapable de nommer un événement avec son nom véritable (Salon des aînés). D’ailleurs, c’est leur ancien nom. J’ai lu un article où ils expliquent qu’ils veulent depuis quelques années attirer les «18-40 ans». Pourquoi ne pas garder le salon Maternité-Paternité pour ça? À voir la publicité du salon des Générations et leur site web, les 18-40 ne sont pas DU TOUT la clientèle («Les Résidences Soleil» est même un commanditaire officiel). En passant, le site n’est vraiment pas efficace (autre problème).
D’ailleurs, ça m’amène sur un sujet délicat. L’âge de la «jeunesse». Je suis toujours un peu perplexe de voir les annonceurs et les gens en marketing parler des «18-35 ans». Depuis quand sommes-nous de la même génération les 18 ET 35 ans? Il y a tellement un monde entre ces deux âges. J’ai 31 ans et j’enseigne à tous les jours à des jeunes d’environ 20 ans. La vie est fort différente à cet âge (l’école, le travail d’étudiant, la vie familiale, les amis). Mes amis ont tous environ 30 ans. Ils travaillent depuis plusieurs années, ils ont pour la majorité une maison/condo ou un appartement coquet, 1-2 enfants, une voiture récente, ils prennent des REER, rénovent la maison, aménagent le terrain, construisent un patio… Vous connaissez beaucoup de jeunes de 18 ans qui se construisent un deck de piscine? Arrêtons de jouer à l’autruche. Si vous êtes nés avant 1980, vous êtes un adulte. Ça fait mal, mais on s’y fait.
Bus ton quotidien
Cette nouvelle campagne de pub pour le transport en commun de Québec me laisse perplexe. On y voit des gens qui sautent (flottent?) en l’air. Je n’ai rien contre l’agence qui a réalisé le visuel. Ils ont probablement répondu à la demande des gens en marketing du RTC, mais c’est peut-être là qu’il y a un problème. Ça sent la banque d’images, le «brief» trop vague (il faut faire cool, faire jeune, évoquer la liberté...). Voici la seule occasion où j’ai envie de sauter dans les airs en attendant l’autobus : il fait -25 degré, j’attends la 7 qui est coincée dans le trafic du chemin Ste-Foy depuis trop longtemps et je rage qu’il n’y a pas plus de bus sur le trajet. LÀ je saute de joie lorsque je vois l’autobus arriver… C’est dit.
Coquette vidéo promo par André Frenette-Nolin, finissant 2010
Mardi le 11 mai 2010 au Cercle, vous êtes conviés à une délicieuse soirée portfolio avec les talentueux finissants en graphisme du Cégep de Sainte-Foy. Entre 17 h et 19 h, nous espérons recevoir la grande visite des employeurs suivie de l’arrivée des parents et amis à partir de 19 h.
Le minimalisme ne fait pas l’unanimité, mais j’aime bien l’approche de la designer et illustratrice Maria Zaikina qui travaille à Moscou. Par la couleur, elle réussit à évoquer le brouillard, un coucher de soleil, les saisons. Sa série s’intitule «paysage avec maison» et on comprend vite pourquoi.
Projetpact : PACT est un organisme à but non lucratif créé en 2009. Il fait la promotion du design graphique responsable qui consiste à intégrer les principes du développement durable dès la conception graphique d’une marque, d’un bien ou d’un service. Le but? Faire sa marque sans alourdir son empreinte.
«80% des impacts environnementaux et sociaux des produits et services peuvent être déterminés lors de la conception» (selon l’Institut de développement de produits, «État de l’art», 2008). Le designer graphique occupe donc une position stratégique, puisqu’il est en amont du projet.
Pour voir des projets d’emballage éco-responsable d’étudiants de l’UQÀM, visitez ce site.
Une boîte de design de Montréal se spécialise dans l’éco-design : Perennia. Elle fournit sur son site une liste de contrôle pour concevoir un design tout en réduisant son empreinte écologique.
Les 10 commandements du designer industriel Dieter Rams sont encore un exemple à suivre. Ce designer était même plutôt avant-gardiste à lire les points 7 et 8, soit « Le bon design est durable» et «le bon design se préoccupe de l’environnement» (le document a été écrit dans les années 80, avant l’ère environnementale).
Découverte d’un centre de recherche : le Ciraig. «Le CIRAIG a été crée afin de répondre à la demande de l’industrie et des gouvernements qui souhaitent développer une expertise universitaire de pointe sur les outils du développement durable (dixit leur site).» Ils se spécialisent dans l’analyse du cycle de vie d’un produit. Par exemple, en analysant le cycle d’un imprimé, on découvre les matières et produits toxiques que ce type de média exigent : eau, pétrole, fer/acier (les plaques d’impression), bauxite, gaz naturel, éthanol, cuivre, solvants, résines, électricité, encres, essence, papier, etc. Bref, un imprimé ça pollue. L’industrie de l’imprimerie tente donc de réduire les produits toxiques dans la chaîne de production.
Les points chauds du cycle de vie d’un imprimé : la forêt et le papier (50-70%), le matériel informatique (- de 5%); les plaques, les encres (12-17%), l’impression, les presses (12-17%); le transport (1-10%, ça dépend de la proximité de l’imprimeur du lieu de distribution); la fin de vie du produit ( 1-10% selon la finale : poubelle, recyclage, compost).
Pour être éco-responsable concernant les matières premières : bien cibler la clientèle pour utiliser le médium le plus efficace, bien cibler la quantité (pas de surplus), choisir des papiers/cartons recyclés, choisir des produits locaux.
Utiliser des papiers qui portent une certification de la FSC, la norme CSA ou la norme SFI qui assurent un aménagement forestier durable de la part de l’industrie forestière.
Appliquer le principe des 3R : réduire, réutiliser, recycler. Un exemple pour «réutiliser»? Ce carton d’invitation à une épluchette de blé d’inde qui sert d’assiette lors de l’événement (carton conçu par les étudiants Patrick Evans et Ariane Perpignani de l’UQÀM).
À l’étape de l’impression, questionner le fournisseur sur ses méthodes (encres, plaques, économie d’énergie). Est-ce qu’il est éco-responsable de son côté? Est-ce qu’il optimise par exemple les feuilles de presse pour éviter les pertes?
Pour le transport, tenter de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. C’est le gros bon sens : si le dépliant est distribué à Montréal, imprimer à Montréal. Si c’est à Rimouski, trouver un fournisseur là-bas.
Valoriser le recyclage : inviter les gens à recycler en inscrivant un message à ce propos à l’endos des publications. Sensibiliser, éduquer.
En Europe, on retrouve sur la facture d’un achat (par exemple à l’épicerie) un rapport de l’émission de carbone que ce produit a engendré. À quand cette pratique au Canada?
«Le virage vert doit être un moteur à l’innovation plutôt qu’une contrainte.» Il faut rechercher des solutions nouvelles, innover, prendre des risques. Exemple, revoir notre conception d’un bel emballage. L’approche peut être plus minimaliste (moins de surfaces imprimées, pas de vernis brillant).
Est-ce que les encres sont libres de métaux lourds? «Non, il y a toujours une infime quantité de métaux lourds reliés aux siccatifs». Les encres sont-elles biodégradables et compostables? « Non, il y a encore des composantes qui sont difficilement dégradables, en particulier les pigments organiques (encres végétales)» (conférence de Michel Aubry, directeur d’une entreprise qui produit des encres).
Encres végétales = c’est bien mais pas encore au point. Il y a quand même des produits toxiques dans les préparations. Il y a aussi un problème. Les encres biologiques sont conçues à partir de lin, de soya ou d’huile de palmier. On privilégie quoi? Un champs agricole pour produire un produit éco-responsable ou un champs pour produire des aliments?
Un organisme à consulter pour tout se qui concerne l’environnement, un leader au Québec : Équiterre.
Voilà! Désolé s’il y a des fautes, cette entrée était longue à réaliser et je manque de temps.
Les designers et architectes montréalais ouvrent à nouveau leurs portes au grand public les 1er et 2 mai 2010, de midi à 17 h. Si vous êtes à Montréal en fin de semaine…
Je m'appelle Marie Pier Roy.
Je suis associée et designer graphique chez Studiométrique.
Depuis 2006, je suis souvent au Cégep
de Sainte-Foy où j’enseigne divers cours en graphisme.