Je discutais avec un ami l’autre jour quand j’ai réalisé que ce qu’il me racontait (et ce qu’on entend entre les branches) ne se retrouve pas beaucoup dans les médias spécialisés en publicité/marketing. Qu’on le veuille ou non, la crise économique nous rattrape. Justement (entre les branches), on entend que certaines agences de Montréal ont coupé environ 20-25% des postes en création/design. Est-ce vrai? Est-ce des rumeurs? Comment ça va sur le terrain? J’ai fais une recherche sur le site d’Infopresse pour en savoir plus et les articles que j’ai trouvés concernant la crise économique sont toujours positifs. Par exemple, voici un extrait : «Marcel Côté, associé et fondateur du Groupe Secor, souligne que le contexte économique actuel, qui bouleverse en particulier le secteur des communications, présente des chances uniques pour les entreprises qui ne resteront pas encombrées dans “la lourdeur du passé’’.» Ailleurs sur le site, on parle des habitudes des jeunes consommateurs : «Un sondage réalisé par NewAd Média révèle le faible impact de la situation économique sur les habitudes de consommation des jeunes Canadiens. Les résultats de l’enquête témoignent de l’optimisme des jeunes: 87% d’entre eux estiment en effet que leur situation financière demeurera stable au cours de la prochaine année. Également 75% croient en l’amélioration de la situation économique au pays.»
J’imagine que ça plaît aux annonceurs (et aux agences) que les jeunes consommateurs ne se sentent pas concernés par la crise. Ça crée des pubs, ça crée du placement, ça fait rouler les affaires. D’accord, c’est probablement vrai tout cela. Mais pourquoi ne pas parler du côté plus sombre de cette période? Est-ce qu’on joue à l’autruche? C’est connu, lorsque l’économie va mal les entreprises privées ont la vieille habitude de couper dans le budget pub/marketing. Résultat, il y a moins de contrats pour les agences. Résultat, votre ami/collègue/blonde perd son emploi.
Ça me fait penser à une histoire. On raconte que l’orchestre qui était à bord du Titanic a continué à jouer sur le pont du navire pendant que celui-ci coulait. Comme si de rien n’était, parce que de toute façon il n’y avait rien à faire. Quand on n’a pas le contrôle des choses, c’est peut-être plus apaisant de couler avec le sourire.
Et vous, quels sont les échos de votre côté?
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