Samedi, le 25 Juillet 2009

La crise économique dans la pub. Quelle crise?

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Je discutais avec un ami l’autre jour quand j’ai réalisé que ce qu’il me racontait (et ce qu’on entend entre les branches) ne se retrouve pas beaucoup dans les médias spécialisés en publicité/marketing. Qu’on le veuille ou non, la crise économique nous rattrape. Justement (entre les branches), on entend que certaines agences de Montréal ont coupé environ 20-25% des postes en création/design. Est-ce vrai? Est-ce des rumeurs? Comment ça va sur le terrain? J’ai fais une recherche sur le site d’Infopresse pour en savoir plus et les articles que j’ai trouvés concernant la crise économique sont toujours positifs. Par exemple, voici un extrait : «Marcel Côté, associé et fondateur du Groupe Secor, souligne que le contexte économique actuel, qui bouleverse en particulier le secteur des communications, présente des chances uniques pour les entreprises qui ne resteront pas encombrées dans “la lourdeur du passé’’.» Ailleurs sur le site, on parle des habitudes des jeunes consommateurs : «Un sondage réalisé par NewAd Média révèle le faible impact de la situation économique sur les habitudes de consommation des jeunes Canadiens. Les résultats de l’enquête témoignent de l’optimisme des jeunes: 87% d’entre eux estiment en effet que leur situation financière demeurera stable au cours de la prochaine année. Également 75% croient en l’amélioration de la situation économique au pays.»

J’imagine que ça plaît aux annonceurs (et aux agences) que les jeunes consommateurs ne se sentent pas concernés par la crise. Ça crée des pubs, ça crée du placement, ça fait rouler les affaires. D’accord, c’est probablement vrai tout cela. Mais pourquoi ne pas parler du côté plus sombre de cette période? Est-ce qu’on joue à l’autruche? C’est connu, lorsque l’économie va mal les entreprises privées ont la vieille habitude de couper dans le budget pub/marketing. Résultat, il y a moins de contrats pour les agences. Résultat, votre ami/collègue/blonde perd son emploi.

Ça me fait penser à une histoire. On raconte que l’orchestre qui était à bord du Titanic a continué à jouer sur le pont du navire pendant que celui-ci coulait. Comme si de rien n’était, parce que de toute façon il n’y avait rien à faire. Quand on n’a pas le contrôle des choses, c’est peut-être plus apaisant de couler avec le sourire.

Et vous, quels sont les échos de votre côté?

New-York, ville graphique

Je suis de retour d’un superbe voyage à New-York. J’y ai passé 7 jours à marcher, découvrir, observer cette ville. Curieusement, je n’ai pas remarqué les affiches, les flyers, les pubs ou autres types de média dans la rue. Est-ce qu’il y en avait, outre à Times Square? Probablement. J’étais trop occupée le nez en l’air à regarder l’architecture de la ville. J’ai rarement vu une métropole aussi graphique. New-York, c’est du graphisme en 3D. Des ombres, de la lumière, des contrastes de taille, des accents de couleur, des textures, des formes géométriques, du plein et du vide. C’est même de la typo, avec ces grosses lettres en métal sur les édifices.

Pas surprenant que la magnifique police Gotham fut inspirée par le graphisme de vieilles enseignes à NY. On y retrouve ce mélange de rétro/modernité qui est si typique da la grosse pomme.

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