La bonne merveille
Femke Herregraven
Studio Rita
Stefan Sagmeister
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J’aime bien cette «tendance» que je remarque depuis quelques années. Il s’agit de créer une mise en scène photographique où le texte est souvent intégré dans la photo (pas toujours par contre). On accumule des objets, on ajoute des cartons avec du texte et des objets incongrus, on prend une photo (souvent à vol d’oiseau) puis on agrémente le tout d’éléments décoratifs à l’ordinateur.
Ce que j’aime dans ce type de projets, c’est que les designers osent prendre le risque d’intégrer du texte dans la photo. J’utilise le mot risque, car on sait combien le texte «final» d’un client est rarement final au moment de la création des maquettes. Il y a souvent de petits changements ça et là. Rien de trop grave généralement, mais quand toute la mise en scène est à recommencer pour un seul mot, aïe! Oui, bon… habituellement les mots utilisés sont des mots «sûrs», mais j’aime bien le petit côté osé de ces projets. Sans comptez qu’il n’y a pas que les mots qui sont risqués! Quoi faire si le client n’aime pas un gugusse qui se trouve au milieu de la mise en scène et qu’il est impossible de l’effacer dans Photoshop? On recommence le set-up!
Voilà pourquoi je lève mon chapeau à ces projets. C’est un peu comme si on retournait à l’époque du design «à la main» où il était fort difficile de demander à un graphiste de bouger ne serait-ce qu’une seule phrase à la dernière minute. Le rubilith, ça demandait du temps! Aujourd’hui tout s’efface, se copie, se commande C+V. De créer une mise en scène fort complexe, ça demande aux clients une grande ouverture d’esprit. C’est lui affirmer «voilà ce que je crois être la meilleure solution». C’est aussi tenter d’aller au-delà des clichés.
Envoyé par Marie Pier Roy le 01:47 PM. Classé dans: Design •