Voici une photo de notre premier bureau au début de Studiométrique. Par nostalgie. On a pas l’air de travailler fort mais on a eu notre part de «rush», croyez-moi.
Mes proches le savent depuis un certain temps. On a décidé de fermer notre boîte de graphisme (Studiométrique) l’automne dernier. Certains contrats viennent à peine de se terminer, le temps de finaliser tous les dossiers.
Les affaires allaient très bien ce qui est assez ironique. On avait tout simplement le goût d’essayer autre chose. Il y a donc espoir chez les jeunes entrepreneurs. On PEUT être graphiste et bien gagner sa vie.
Voici quelques leçons et conseils que je tire de ces années à «mon compte» :
Les clients
Il faut développer une relation d’égal à égal avec les clients. On n’est pas de simples exécutants. Si un client vous engage, c’est parce qu’il n’est pas en mesure de faire le travail. Il faut donc se respecter mutuellement. Échanger, écouter, convaincre, se laisser convaincre.
Un jour, une cliente a «pété un plomb» au téléphone pour un simple problème de taille de typo. Je ne connais personne de mon entourage qui a osé me parler sur ce ton dans ma vie. Pourquoi j’accepterais qu’elle le fasse? Le jour même, je l’ai «congédié» de notre banque de clients.
Notre attitude
Il faut avoir du plaisir. Quand on est plus capable, on arrête. Tout simplement. On a qu’une vie à vivre après tout.
L’argent
Il faut charger assez cher. Nos logiciels, nos ordinateurs, notre formation : c’est dispendieux. Il faut avoir un tarif horaire réaliste si on veut survivre. Et non, 40$/heure n’est pas une bonne réponse.
S’arrêter
Il faut prendre des vacances, se ressourcer. On a toujours profité de cet avantage d’être à son compte. J’avais au moins 6 semaines de vacances par année.
Bonne chance à la relève, c’est une belle aventure!
Envoyé par Marie Pier Roy le 10:21 AM. Classé dans: La vie de graphiste •
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